Il fut un temps où je dévorais les « cancans » des stars.
Paris Match, Gala… et même Voici, parfois.
Oui, j’ai presque honte.
Quoique.
Au fil de mon processus d’écriture, j’ai appris à apprivoiser la honte, à la regarder en face, à l’intégrer. Elle ne dirige plus ma vie, elle fait partie de mes blessures ancienne. J’ai appris à l’aimer et à m’aimer avec elle.
Le reflet de nos ombres
Mais revenons à Voici. Car soyons honnêtes : nous avons presque tous ce côté un peu voyeur, jaloux, langue de vipère. Parfois il est assumé, parfois il est masqué sous une forme de fausse bienveillance dont le vernis craque quand on a bu un verre de trop ou qu’on est au cœur d’une épreuve difficile. Cet ego prompt à juger, à comparer, à se positionner. C’est humain : derrière, il y a toujours des blessures d’enfance — abandon, rejet, humiliation, injustice, trahison — non intégrée et des traumas, plus ou moins profonds et complexes.
Il y a quelques jours, j’ai assisté à un vaudeville en live dans un café strasbourgeois.
En effet, un groupe d’amis entre 50 et 60 ans éclatait régulièrement de rires gras et sonores.
Impossible de ne pas les entendre. Mais derrière ces rires, c’était surtout une pluie de critiques :
– « X est un vrai con, sa femme le mène par le bout du nez… »
– « Y a acheté une Lamborghini pour sauter tout ce qui bouge… »
– « T’as vu la tronche de Z ? Quel coup de vieux ! »
Bref, Voici en live, à l’heure du déjeuner.
Ce besoin de juger, critiquer, de commenter la vie des autres plutôt que de se regarder soi-même, vient souvent de loin. Il est sociétal parfois familial. C’est aussi ce que font les chaînes d’info en continu. Elles commentent la vie des autres, jugent le bien et le mal et nous dictent ce qu’il est bon de croire ou de penser.
Boris Cyrulnik appelle ça la « pensée paresseuse ».
Grandir, c’est désobéir
Enfant, nous apprenons à imiter, à nous conformer et à juger. Qui n’a pas de souvenirs de ces tablées familiales ou amicales où l’on disserte sur la vie des uns et des autres ? Moi aussi, étudiante, je passais des heures en terrasse avec des amies à critiquer la coupe ou la tenue des passants. On riait bien. Mais rire des autres ou les critiquer masque autre chose : l’évitement de nos vraies émotions.
Car juger, est toujours plus facile que de plonger en soi.
Plonger en soi et sortir de la pensée paresseuse c’est commencer à questionner les conditionnements parentaux et sociétaux qui nous disent depuis toujours : “réussis ta vie”, “la vie c’est ça...”, “fais comme les autres”, “ne prends pas trop de risques”, “reste dans le rang”, “ne crie pas trop fort”.
Alors que grandir, et devenir soi-même, c’est comprendre ces injonctions, les entendre et pourtant y désobéir, en conscience, car cela ne nous parle plus.
Ca peut prendre du temps. Moi, c’est vers la quarantaine que j’ai commencé à questionner et à interroger mon histoire.
C’est le moment où j’ai commencé à enlever des couches...
Grandir, c’est aussi retourner voir l’enfant en soi, celui qui a cru qu’il devait coller aux attentes des autres pour être aimé, accepter qu’en désobéissant, on prend parfois le risque d’être exclu et que cette exclusion peut-être la condition même de notre envol.
Chaque ange a son propre timing pour déployer ses ailes.
Grandir c’est questionner nos croyances
« Le travail c’est la santé », vraiment ?
« Travailler plus pour gagner plus », ça me parle vraiment ?
Et réussir sa vie, pour moi, c’est quoi ? Avoir une maison, deux enfants, un chien et une piscine, partir en vacances deux fois par an pour faire comme les voisins ou alors partir en voyage en van pendant dix ans et développer une activité d’indépendant.e ?
Ces questions, je me les suis posées. Et c’est grâce à l’écriture, à mes lectures, aux rencontres que j’ai pu faire, que j’ai osé fermer certains chapitres, en ouvrir de nouveaux et prendre des virages à 180°.
Grandir c’est questionner nos peurs
Qu’est-ce qui m’empêche de quitter un emploi qui m’éteint ?
Qu’est-ce qui me pousse à accumuler, à courir toujours plus ?
Qu’est-ce qui m’empêche de vivre la vie dont je rêve ? A cette question beaucoup répondent : « l’argent ».
Pourtant, les recherches en psychologie et en économie (Daniel Kahneman, Angus Deaton) montrent que l’argent n’apporte du mieux-être qu’à hauteur de 75 000 $ par an. Au-delà, il n’augmente plus le bonheur.
Ce ne sont pas les gains matériels qui comblent nos aspirations profondes.
Mais si l’argent ne fait pas le bonheur. Qu’est ce qui fait notre bonheur alors ?
Le chaos comme révélateur
Et si le bonheur se cachait dans le chaos ?
Et si ces périodes où tout s’effondre autour et en nous étaient là pour nous révéler et nous réveiller ?
L’écriture de mon livre Écoutez-moi ! a relevé d’un immense Big Bang intérieur. Pourtant ce chaos, nécessaire, m’a peu à peu ramené à ma vérité, à des valeurs essentielles pour moi : l’amour, le respect, la liberté, la justice et la paix.
Ecrire et partager mon histoire c’était comme commencer à ma reconnecter à mon âme. A mon grand pourquoi ! Je crois que nous en avons toutes et tous un.
Il y a tant de personnes qui se relèvent plus libres, plus vivantes, plus fortes que jamais après avoir réussi à surmonter des maladies lourdes, des handicaps, des pertes.
La théorie du chaos en sciences nous dit qu’un désordre apparent cache souvent un ordre invisible.
Et si, derrière nos effondrements, se dessinait un nouvel équilibre, une nouvelle harmonie ?
Alejandro Jodorowski écrit :
« Sous chaque maladie se trouve l’interdiction de faire quelque chose que nous désirons, ou l’ordre de faire quelque chose que nous ne désirons pas. Toute guérison exige la désobéissance à cet interdit ou à cet ordre. Et pour désobéir, il faut se débarrasser de la peur de ne plus être aimé. »
La santé, dit-il, se trouve dans l’authenticité.
Le bonheur, dans l’acceptation de qui nous sommes vraiment.
Et vous ? Qui êtes-vous vraiment derrière vos masques ?
Et quel message êtes-vous venu partager avec le monde ?
Et si l’écriture vous aidait à retrouver votre authenticité, votre flamme unique.
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✨ Parce qu’une période de chaos peut aussi être le point de départ d’une renaissance, c’est parfois le moment idéal pour se faire accompagner.
Le coaching en écriture permet de déposer les mots justes, de remettre de l’ordre dans ses pensées et, peu à peu, de retrouver clarté, sens et élan de vie.
Si vous sentez que c’est votre moment, je serai heureuse de marcher ce bout de chemin avec vous. Rencontrons-nous pour en parler.
